Compte-rendu de la messe du 18 novembre par le Courrier picard Version imprimable Suggérer par mail
Après leur messe en plein air dimanche dernier devant 700 fidèles sur le parvis de l'église désaffectée St-Germain à Amiens, les catholiques traditionalistes ont célébré hier matin leur seconde messe, cette fois sur le parvis de la cathédrale. Ils étaient près de 500, malgré un temps glacial (- 2º).
Face à l'imposante porte centrale de la cathédrale d'Amiens, l'abbé Régis de Cacqueray, supérieur pour la France de la Fraternité sacerdotale St-Pie X officiait. Une heure avant, il avait visité la cathédrale avec plusieurs autres prêtres traditionalistes.

Etes-vous confiant pour que vos fidèles d'Amiens et de la Somme aient rapidement une église?
Ce ne sont pas mes fidèles, mais ceux de l'Eglise et de notre pape. Oui, je suis très confiant. Depuis quelques jours, j'ai été en contact avec plusieurs hautes autorités civiles, mais aussi religieuses de l'Eglise de France. Si nous réagissons ainsi aujourd'hui, c'est parce que nous n'avons plus d'église, et que les contacts que nous avons lié cet été avec la représentante du maire d'Amiens, Brigitte Fouré, et avec l'évêque, ont été vains. Nous ne désespérons pas de l'âme humaine, car elle est bonne et sait être généreuse. A Compiègne, il y a cinq ans, la mairie nous a vendu la chapelle Ste-Thérèse. Lors de la messe inaugurale, le sénateur maire de la ville, Philippe Marini était présent.

Vos détracteurs vous classent comme intégristes. Comment réagissez-vous?
Je leur pardonne. Pendant plus de trente ans, certains, une minorité, nous ont affublés de ce mot à côté de celui de catholiques parce que nous voulions continuer à célébrer notre foi de catholique, comme l'ont fait pendant des dizaines de générations leurs parents et arrière-grands parents et les nôtres.
On se moquait de nous, de notre messe en latin, de notre religion, de notre liturgie, de notre culte. Je constate qu'avec le Motu proprio du pape Benoît XVI, notre messe est officiellement reconnue…
Est-ce que certains évêques de France ont peur de la liturgie traditionnelle? Nous ne sommes pas une concurrence à leurs paroisses souvent vides de fidèles… nous apporotns une aide à l'Eglise afin qu'elle réalise sa mission.

 
Propos recueillis par Jacques Goffinon


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